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Title: Narrar para lembrar; narrar para esquecer: figurações da América e do Brasil em relatos de Piñon, Hatoum e Miranda sobre imigrantes
Keywords: Literatura brasileira;  Imigrante;  História;  Ficção;  Memória;  Identidade;  Alteridade;  Oralidade;  Littérature brésilienne;  Immigrant;  Histoire;  Fiction;  Mémoire;  Identité;  Altérité;  Oralité
Issue Date: 5-Nov-2009
Abstract: Dans cette thèse on a envisagé la littérature écrite sur des immigrants galiciens et libanais, repris à partir de l optique de leurs descendants dans la Littérature Brésilienne. Le corpus choisi est composé de trois récits de fiction, A República dos Sonhos (Nélida Piñon), Relato de um certo Oriente (Milton Hatoum) et Amrik (Ana Miranda), publiés dans les années 80 et 90 du XXe siècle. Les questions abordées concernent l émergence du point de vue de l immigrant et les modifications engendrées par lui dans la production littéraire brésilienne. Celles-ci se disséminent sur la scène littéraire, en se projetant de l énonciation à l énoncé et en favorisant des transformations canoniques. Quant à la question du genre, la subjectivité autobiographique et mémorialistique émerge du plan romanesque, en dissolvant les frontières entre l historique et le fictionnel qui se présentent en interaction constante. Ayant le but de réfléchir sur la diversité ethnique et de localiser les discours constitués sur celle-ci, on s est engagé dans une incursion au sein de la théorie latino-américaine relative à la conquête et à la colonisation. On y a focalisé les figurations construites par l autre colonisateur et voyageur, vues comme des images inaugurales identificatoires du national-continental, en dramatisant la difficile rencontre entre la mêmeté et l altérité. Ensuite on a analysé l insertion de l immigrant dans la culture et la littérature romantique-réaliste brésilienne jusqu au Modernisme, afin de dégager les représentations discursives et culturelles marquées par les discussions eugéniques de la science du XIXe siècle. L émergence de l optique migrante dans les romans choisis a provoqué un dialogue historique-critique par rapport au projet romantique de fondation de la nationalité, en établissant son réagencement grâce au contact avec ces univers ethnoculturels transmigrés. Ces apports transculturés et hybrides, surgis lors du processus d intégration de l élément non national, ont transformé les constructions identitaires bâties jusqu alors. D autre part le passé revisité par la mémoire a possibilité le retour au moment de l hétérogénéité culturelle d accès et d adaptation des descendants, en leur attribuant de la visibilité. De cette façon, les démarches temporelles et spatiales rendront possible la convivialité entre des générations, en déplaçant des subjectivités, des historicités et des traditions. L écriture devient voix a être récupérée et revécue et ses narrateurs assumeront le rôle de conteurs d histoires. La métaphore-mythe de Schérazade traverse ces récits qui oscillent entre la mémoire et l oubli, inhérents à la condition migrante, en conférant au texte littéraire une marque subjective et une esthétique qui se rapportent au retour à l origine et à sa recréation. Le plaisir de raconter et son caractère inépuisable fournissent les mécanismes d enracinement et de mouvance pour la subjectivité immigrante déchirée, en même temps qu ils l attachent à l écriture comme espace qui condense les voix dispersées, représentées par la tradition et sa relecture. L action de raconter devient alors récit, en oscillant entre le confessionnel, le poétique, le fictionnel, l historique et l ethnologique.
URI: https://app.uff.br/riuff/handle/1/18691
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